L'avion jaune

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jeudi 30 octobre 2008

Ouessant

Aérodrome d'OuessantContrairement à ce que cette photo pourrait laisser croire, je n'ai pas osé l'aller-retour à Ouessant en VFR fin octobre[1]... A ce jour je ne suis venu qu'une seule fois sur l'île par la voie des airs, le temps d'un rapide pique-nique, en juillet 2006. Ce jour là, le ciel au dessus de la mer d'Iroise était libre de tout nuage, mais le vent avait rendu l'atterrissage en DR-221 plutôt technique.

Ouessant, il faut y passer au moins plusieurs nuits, condition indispensable pour s'imprégner de l'ile et y puiser quelques forces... Y venir en avion est à la fois magnifique et frustrant, car j'hésiterais à rester plus d'une journée, de peur de rester coincé.

Pour cette parenthèse de quatre jours, Véro et moi avons donc abordé l'ile plus classiquement par la mer. Mais entre deux randonnées je n'ai pu résister à l'envie d'aller rendre une petite visite à l'aérodrome local, et de tenter de saisir le Cessna Caravan de Finist'air en finale au dessus du port du Stiff.

Jamais rassasié, j'y retournerais l'année prochaine, en bateau c'est sur, en avion je l'espère aussi... même le temps d'un pique-nique.

Cessna Caravan

D'autres photos de Ouessant sur mon photoblog...

Notes

[1] Avec le recul, en profitant du beau temps samedi dernier, et en composant avec quelques grains mardi, les conditions météorologiques l'auraient sans doute permis.

mardi 21 octobre 2008

Chose promise...

Suite à notre escapade à Quiberon, mon fils Pierrick m'a réclamé avec insistance un tour en RF6, car le Fournier (je cite) « ça tourne plus vite dans les virages ».

J'avoue que je ne me suis pas fait prier...

rire aux eclats

Mais au fait... qu'est ce qui peut bien le faire rire à ce point?

a) le RF6, c'est quand même bien plus rigolo que le PA28,
b) papa a commis une grimace particulièrement horrible,
c) l'avion a le hoquet.

On a droit à plusieurs réponses bien sur...

dimanche 12 octobre 2008

Balade à Quiberon

Dimanche, changement d'ambiance. Aujourd'hui je délaisse le J3 pour le PA-28 qui nous emmène mes passagers et moi à Quiberon. A l'arrière mon neveu Yann et mon fils Pierrick, à l'avant Frédéric le papa de Yann, Nikon en main.

L'après-midi est magnifique, et malgré une très légère brume la navigation est simplissime. Transit par le nord de Nantes, en tirant une ligne droite d'Ancenis à la centrale de Cordemais, point de passage où nous traversons la Loire, avant de rejoindre la côte à Saint-Brévin.

Saint-Nazaire et les chantiers...

le port de Saint-Nazaire

Sur la fréquence, un contrôleur taquin nous demande des nouvelles de M. Hulot alors que nous passons Saint-Marc-sur-mer. L'air calme et la stabilité du PA-28 font merveille, c'est le grand confort. A ma droite le Nikon commence à chauffer. Sous l'aile de « Juliet Mike », La Baule, le Croisic, la Turballe, puis un autre estuaire, celui de la Vilaine, avant de (re)découvrir le golfe du Morbihan. Même si j'ai une préférence pour la côte nord de la Bretagne, il faut avouer que le sud vu d'avion se défend plutôt bien.

Le Crouesty et Port Navalo...

Le Crouesty et Port Navalo

L'aérodrome de Quiberon fait partie de ces quelques terrains qui donnent quasiment directement sur la mer. Aujourd'hui c'est un vent d'est qui souffle, et qui bien que très modéré suffit à générer quelques turbulences en finale au dessus des habitations. C'est bizarrement le moment que choisissent quelques uns de mes neurones indisciplinés pour agiter des souvenirs d'atterrissage « un poil long »[1]. Bon, on se concentre sur les fondamentaux : le plan, la vitesse, le point d'aboutissement, et ça se finit par un atterrissage un douceur, des passagers et un pilote heureux.

Quelques minutes de marche suffisent à rejoindre la plage, pour un (trop) court moment sur le sable, face à la mer. Le temps nous est en effet compté pour rejoindre Ancenis avant le coucher du soleil.

Retour par le golfe du Morbihan...

le golfe du Morbihan

Le soleil décline au dessus des îles...

le golfe du Morbihan

Quelques virages au dessus de la Roche Bernard suffisent à dérider mon fiston qui à ce stade du vol commençait à s'ennuyer ferme en place arrière... allez, c'est promis, la prochaine fois on retourne jouer en J3 ou en RF6!

la Roche Bernard

Retour sur le plancher des vaches, avec pour un de mes passagers (que je ne dénoncerais pas) une très forte envie de ne pas s'arrêter à Quiberon la prochaine fois, et de pousser un peu plus à l'ouest... vous savez cette ile un peu après Brest... enfin moi je dis ça...

Toutes les photos sont disponibles chez Frédéric en suivant ce lien.

Notes

[1] Ce genre de souvenir est terriblement traumatisant, je connais d'ailleurs un lecteur de ce blog (et blogueur lui-même) qui ne s'en est toujours pas remis...

vendredi 10 octobre 2008

Saut de puce

Vendredi après-midi, je m'évade sous le soleil... pas très loin à vrai dire.

Ancenis – Châteaubriant, 20 milles nautiques, un peu moins de 40km à vol d'oiseau. Un saut de puce, mais qui dans une petite brume qui gomme les détails du paysage et aux 110 km/h en croisière du J3 prend des allures de petit voyage au dessus de la campagne, en prenant pour repère les routes, villages, forêts ou éoliennes.

L'aérodrome de Châteaubriant Pouancé[1] offre une jolie piste en herbe qui s’accorde parfaitement au Piper Cub. A peine posé le premier réflexe de ceux qui s’occupent du terrain est d’interrompre leur travail (la construction de nouveaux hangars) pour offrir un café au pilote de passage... De l'aviation humaine, bien loin du délire sécuritaire et déprimant des grands aéroports.

Bety sur l'herbe

Notes

[1] L'aérodrome de Pouancé est à usage restreint, mais accessible aux appareils basés dans les départements voisins.