mardi 29 janvier 2008
Le zen dans l'art de l’atterrissage
Par Erwan, mardi 29 janvier 2008 à 00:06 :: Balades
Samedi après-midi le givre du matin a laissé la place à une douceur qui semblerait presque printanière tant il fait bon au soleil. La petite famille est à la maison, mais le siège avant du Piper ne restera pas vide grâce à un pilote du club venu admirer la bestiole jaune en action.
Avec environ 350kg à vide, le comportement du J3 change quelque peu avec un passager (adulte) à l’avant. Un peu plus stable, un peu plus facile à poser, c'est en tout cas l’impression que ça donne. Autre petit détail, le pilote ne voit plus grand-chose vers l’avant, ce qui n’est pas si gênant avec un peu d’habitude. De toute façon il n’y a pas grand-chose à voir sur la planche de bord. Mais bien sur le plus important dans tout ça... c’est d’avoir quelqu’un de ravi devant soi.
Après avoir rejoint la Loire nous mettons le cap à l’ouest pour survoler quelques minutes plus tard Oudon et son château. Encore un simple vol local qui pourrait paraître insignifiant, banal ou ennuyeux, mais durant lequel le J3 distille un maximum de plaisir. Les commandes sont douces dans l’air calme, et le Piper révèle son caractère à chaque virage.
Parfaitement détendu j’en ai même oublié de me poser les habituelles questions métaphysiques à propos de l’atterrissage, qui fut plutôt élégant[1]. Evidemment le peu de vent y est pour quelque chose, mais le mental joue également beaucoup. Le secret d’un bel atterrissage, c’est peut-être de se poser sans trop se poser de questions.
Notes
[1] Non sans avoir provoqué la remise de gaz de l’infortuné « Papa Delta », DR400 de son état qui, bien trop rapide, a eu le malheur de se trouver dans le même tour de piste que la chicane mobile jaune...